RTBF : politique de l'autruche et masturbation publique

« 19h30 » du 12/12/2012 : François de Brigode passe sous silence l'élection présidentielle française.

Depuis que je dispose d'un ordinateur connecté à Internet, je ne regarde plus les journaux télévisés. Et quand, par mégarde - ou lorsque le contexte social m'y contraint, je suis confronté à de tels programmes, je ne suis jamais déçu.

Dernier épisode en date, hier, LaUne, le « 19h30 » (à revoir sur le site de la RTBF à 28'41").

Note pour les éventuels lecteurs français : la RTBF est l'entreprise en charge du service public pour la radio et la télévision en Belgique francophone. Elle est financée à 75% par la communauté française de Belgique. Le « 19h30 » est un JT.

François de Brigode, dans l'édition du mercredi 12/12/2012, conclut son journal par une information concernant la « maison » qu'il formule en ces termes :

« [...] et puis, un petit cocorico RTBF : la RTBF est l'un des sites les plus recherchés sur Google France l'année passée, nous sommes sixième devant par exemple les jeux olympiques de 2012, c'est la richesse de la vie politique chez nous qui attire les internautes et aussi la qualité de nos informations »

C'est l'évidence même, les programmes de la RTBF jouissent d'une exposition et d'une réputation internationale (à l'image de l’ironiquement nommé « On est pas des pigeons » et de son panel d'experts auto-proclamés qui débitent les poncifs et les inexactitudes plus rapidement que ne fond l'ami Bart).

Quand l'on se penche sur les rapports Zeitgeist antérieurs (2011, 2010, 2009, 2008 - j'arrête là car avant 2008, le format des rapports ne permet pas un filtrage par pays), on constate - étrangement - que le terme « RTBF » n’apparaît pas dans le top 10 des recherches pour Google France.

S'agit-il, comme le journaliste le prétend, de l'indicateur d'une qualité exceptionnelle des contenus et d'un intérêt soudain des français pour la commedia dell'arte politique belge ou faut-il plutôt chercher l'explication dans l'élection présidentielle française et l'interdiction pour les médias de l'Hexagone de divulguer les résultats avant le dépouillement complet dont la RTBF a ouvertement profité ?

J'ai ma petite idée (bis).

— A.L.