Je suis mort sur Facebook mon amour…

Je suis colère.



Ce n’est pas vrai, mais c’est ce que beaucoup d’entre
vous diront après avoir parcouru ce texte.



Je n’écris jamais, je n’ai pas de blog. Sans doute une
question de temps. Mais ce soir, je décide de le prendre. Juste quelques
minutes pour vider mon esprit sur la toile.



C’est sans doute ce qu’a voulu faire Florian Henin via
cet article rempli de vide. Comme son esprit finalement.



Le pire, ce n’est pas d’écrire ce papier. Après tout, on
aime répéter qu’on vit dans une démocratie. Le pire, c’est de voir le nombre de
mes ami(e)s et connaissance(s) partager cette matière fécale sur Facebook.



Comment est-il possible de trouver ce papier intéressant ?



Je constate que toutes ces personnes n’ont rien dit, n’ont
rien partagé lorsque Breivik a massacré les norvégiens. Ben oui, tout de suite,
un beau blond fort, c’est moins vendeur. Rien non plus sur cet européen qui a tué 2 sénégalais (sûrement musulmans ?) à Florence aujourd'hui. Je constate que toutes ces personnes font
des généralités et des raccourcis sans réfléchir un peu plus loin que leur
clavier.



Tu vois Florian (je peux te tutoyer ?), je ne te connais pas, et j’aimerais un jour discuter avec toi. Non pas pour devenir ami
mais pour essayer de comprendre d’où vient cette peur, ce regard vers une seule
direction. Argumenter avec toi sur le monde, pas nécessairement une population, mais sur
la nature humaine. L’humain, Florian, ne naît pas meurtrier.



Si ma grand-mère lisait ce texte, elle me
dirait que tu dois être malheureux. Elle aurait raison, ceci dit.

Mon texte ne sera certainement pas autant lu et partagé que ta création haineuse mais c'était un besoin de te répondre.



Tu sais Florian, cela m'est également arrivé de rencontrer des arabes très cons.
Mais ils n’ont pas le monopole de la stupidité, et tu en es la preuve.